🔴📚Le développement de filières locales est-il gage d’une écologisation des pratiques agricoles ?

Selon la littérature sur les circuits courts, la relation directe entre consommateurs et producteurs enclenche un cercle vertueux de confiance partagée. Qu’advient-il lorsque la relation n’est plus directe mais médiée par un petit nombre d’intermédiaires dans des filières qui revendiquent une dimension locale ?

L’analyse de la mise en place de deux filières de la région Auvergne-Rhône-Alpes, soja local et steaks hachés, nous permet de saisir les processus socio-techniques fins d’écologisation des pratiques agricoles. La construction de ces filières locales, dans leur phase d’émergence, n’entraine pas d’écologisation des pratiques mais valorise des pratiques jugées plus écologiques.

En l’absence des consommateurs dans la gouvernance de ces filières, les objets techniques mobilisés ou la gouvernance mise en place ont la capacité de réinterroger les pratiques des agriculteurs et invitent à placer la focale sur les apprentissages dans le temps long.

📗Panser l’après pour un monde habitable et désirable

Alors que s’amorce, en France, la phase 2 du déconfinement, et après avoir pensé l’après, il nous faut panser le présent : prendre soin du monde qui vient, pour qu’il ne redevienne pas le « monde d’avant ».
En effet, la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 a agi comme un révélateur : non seulement de la fragilité de la vie humaine, que l’idéologie transhumaniste prétendait immortelle, mais aussi de la nécessité des systèmes sociaux et de la recherche fondamentale, que le système néolibéral croyait superficielle, et enfin des menaces que fait peser sur l’espèce humaine tout entière un développement techno-économique qui touche désormais ses limites à l’échelle planétaire.

📗Covid-19 ou la pandémie d’une biodiversité maltraitée

Le monde est frappé de manière globale par l’épidémie du Covid-19. Elle touche chacun d’entre nous, nous craignons pour notre santé, celle de nos proches ou des personnes fragiles. Pour nous tous, le Covid-19 a pris infiniment plus d’importance en quelques semaines que les crises du climat ou de la biodiversité. Celles-là même qui monopolisaient récemment l’attention mondiale avec des évènements catastrophiques comme les incendies forestiers en Australie, par exemple.

Ces crises environnementales – qui nous réservent de graves problèmes à court et moyen terme – semblent pourtant infiniment moins graves au temps présent que cette épidémie menaçant de pouvoir nous toucher immédiatement dans notre corps.

Il faut cependant souligner que le Covid-19, tout comme d’autres épidémies majeures (sida, Ebola, SRAS, etc.), n’est pas sans rapport avec la crise de la biodiversité et du climat que nous connaissons.

Que nous disent ces pandémies de l’état de la biodiversité ?