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Selon la littérature sur les circuits courts, la relation directe entre consommateurs et producteurs enclenche un cercle vertueux de confiance partagée. Qu’advient-il lorsque la relation n’est plus directe mais médiée par un petit nombre d’intermédiaires dans des filières qui revendiquent une dimension locale ?

L’analyse de la mise en place de deux filières de la région Auvergne-Rhône-Alpes, soja local et steaks hachés, nous permet de saisir les processus socio-techniques fins d’écologisation des pratiques agricoles. La construction de ces filières locales, dans leur phase d’émergence, n’entraine pas d’écologisation des pratiques mais valorise des pratiques jugées plus écologiques.

En l’absence des consommateurs dans la gouvernance de ces filières, les objets techniques mobilisés ou la gouvernance mise en place ont la capacité de réinterroger les pratiques des agriculteurs et invitent à placer la focale sur les apprentissages dans le temps long.